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Dernières contributions déposées
Mes enfants sont allés voir avec leur école (élémentaire) le documentaire "Nos enfants nous accuseront" (film de Jean-Paul Jaud) http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/
En sortant, ils ont immédiatement écrit au Maire pour lui demander la permission de créer un jardin potager à l’image de l’expérience exposée dans le film. Pour l’instant, le Maire n’a pas daigné leur répondre. Leur espoir s’envole... la prise de conscience s’amenuise et ne se concrétise.
Or, les collectivités locales - qui sont gestionnaires des services de restauration des établissements scolaires - ne peuvent continuer à distribuer des repas industriels, de provenance souvent hors territoire, et ainsi contribuer à la "mal bouffe" de nos enfants, sinon "ils Vous accuserons".
La Région Aquitaine, qui oeuvre pour le développement d’une "filière bio" ne pourrait-elle pas montrer l’exemple et engager une politique alimentaire "bio" (en tout cas plus saine) au sein de ses lycées ? Avec bien entendu le soutien pédagogique des administratifs, enseignants et les acteurs de la filière. Des initiatives telles que : la création d’un jardin lorsque le terrain est suffisant, ateliers cuisine et de diététique proposés aux élèves (voire participation à la préparation des repas), recueil de plants et de conseils auprès des agriculteurs, guides de bonnes habitudes alimentaires, sensibilisation des chefs d’établissement, des intendants et des cuisiniers à la démarche, négociation de tarifs avec les acteurs de la filière (groupement d’achats par exemple), recettes équilibrées et bon marché...
L’impulsion doit également être donnée auprès des autres collectivités locales (Conseil généraux, Communes) pour favoriser la continuité de cette politique quel que soit l’âge de nos bambins.
Et que l’on ne dise pas que cela n’est pas possible (freins juridiques, sanitaires, financiers...) ! C’est possible ! il suffit de le vouloir et il existe de nombreuses solutions pour que cela ne coûte pas (plus) cher. Par exemple, les guides, recettes, ou autres fiches pratiques... peuvent tout à fait faire l’objet de projets pédagogiques d’établissements. Une animation régionale du dispositif paraîtrait toutefois nécessaire.
Et pendant les vacances me direz-vous... il suffit de s’organiser pour arroser le jardin (avec récupération d’eau de pluie bien sûr ;-) L’effort étant bien récompensé car chaque enfant pourrait repartir chez lui avec des fruits et légumes plein les poches. Aucune excuse n’est valable quand il s’agit de la santé de nos enfants ! Alors... qu’est-ce qu’on attend ?
La lecture des choix retenus pour la LGV dans le département des Landes m’a fortement étonné. Voici quelques éléments de réflexion :
Tout d’abord un élément de contexte non négligeable : l’ouverture du trafic voyageur à la concurrence dans le domaine ferroviaire dès 2010.Ce qui signifie clairement qu’outre la SNCF, d’autres compagnies auront accès au réseau y compris réseau LGV.
Dans ce contexe, il semble illusoire de vouloir un train à grande vitesse et des dessertes de multiples points d’arrêts sur le trajet. Le principe de "métro" basque actuel avec dessertes des gares de Bayonne, Biarritz, St Jean de Luz, Hendaye, ne correspond pas à une solution d’acheminement à grande vitesse (distance entre les gares trop courte pour prendre de la vitesse donc quelle est la pertinence au milieu d’autres circulations ferroviaires à grande vitesse sur la même ligne ??). Pourtant, le département des Landes, avec l’ambition de développer 2 gares voyageurs LGV (une à Mont-de-Marsan et une à Dax), est en train de répéter cette erreur. Il serait bien plus pertinent en matière de grande vitesse de ne prévoir qu’un seul point d’arrêt dans le département des Landes. Quel positionnement pour ce point d’arrêt ?
Au regard des données économiques et démographiques du département des Landes, le choix d’un arrêt LGV proche de Mont-de-Marsan apparaît comme une hérésie. Je m’explique : d’un point de vue économique (données récupérées sur le site de la CCI des Landes), le tourisme et le thermalisme sont des apports importants pour le département et la région Aquitaine. Les destinations touristiques des Landes se situent dans la partie Ouest du département et le thermalisme plutôt centré vers la région de Dax. Quel impact touristique aurait la région Est des Landes ???? L’étude de cette desserte n’est-elle basée uniquement que sur des prévisions économiques ?
La fréquentation des gares actuelles est également parlant (données issues de la SNCF) : 928 800 voyageurs par an pour la gare de Dax contre 305 300 par an pour la gare de Mont de Marsan en 2008. Existe-t-il du potentiel dans l’Est des Landes pour arriver à quasiment tripler le nombre de voyageurs ??
2 gares LGV dans les landes auront un coût non négligeable pour le contribuable. Coût d’investissement puis coût d’entretien.
Pour conclure, je dirai simplement que la géographie des échanges en terme de mobilité humaine n’est pas favorable à une gare LGV de l’Est des Landes. Or, si le choix de cette gare n’est pas pertinent, le département des landes sera le grand perdant de la LGV. En effet, les nouvelles entreprises ferroviaires ne s’intéresseront pas à cette desserte si elle n’est pas pertinente. Ce point d’arrêt sera donc seulement desservi par une entreprise (la SNCF vraissemblablement) et le bilan de l’investissement dans une gare LGV sera négatif (pertes financières importantes par manque de fréquentation). De plus, si les possibilités de dessertes de la zone plus touristique et plus attractive d’un point de vue économique ne sont pas améliorées, le trafic se reportera sur d’autres destinations avec une perte considérable pour le département et la région Aquitaine. J’ose donc espérer que tous ces choix ont été pensés et repensés dans l’intérêt du département et de la région. L’enjeu est considérable et vital.